L'abbé René Laurentin répond aux détracteurs de Vassula

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L'abbé René Laurentin répond aux détracteurs de Vassula

Message  Admin le Ven 16 Mar - 8:19

L'abbé René Laurentin répond aux détracteurs de Vassula


«Vassula est une des voyantes les plus équilibrées, les plus limpides que je connaisse. Je serais même tenté de dire la plus normale, la plus équilibrée, quoique la plupart le soient, de manière parfaitement satisfaisante.»


Ainsi s'exprime René Laurentin dans son petit livre Qui est Vassula, en réponse aux objections contre Vassula. Nous en reproduisons, ci-après, deux extraits concernant les erreurs doctrinales dont on l'accuse souvent.

La situation maritale de Vassula
«Elle est divorcée et remariée. C'est ce qui semble être le plus grand problème. De fait, sa situation maritale est maintenant tout à fait en règle. Elle s'est mariée à l'église avec un protestant (1966), à une époque où elle était étrangère à toute pratique religieuse. Après un divorce civil (1980), elle s'est remariée le 13 juin 1981. Elle croyait, à l'époque, qu'il s'agissait d'une cérémonie protestante, conformément à la religion de son mari, mais il s'agissait, en fait, d'un mariage civil. Chrétienne de nom seulement, sans contact avec son Église orthodoxe, elle ne savait même pas que son remariage pouvait être source de problèmes. Lorsqu'elle s'est présenté à son église pour faire régulariser sa situation, le premier prêtre à qui elle a parlé ne semblait même pas penser qu'il pouvait y avoir un problème puisqu'il s'agissait d'un mariage mixte. Mais elle a insisté, afin d'être tout à fait en règle avec la législation orthodoxe. C'est alors qu'on l'a envoyée vers le prêtre chargé des questions de mariage; c'est lui qui s'est occupé de l'affaire selon la «règle de l'économie» de l'Église orthodoxe dans les cas d'échecs conjugaux.».

Son mariage actuel a été célébré le 13 octobre 1990, dans l'église orthodoxe grecque de Lausanne. D'après les lois de son Église, sa situation ne pose aucun problème.»

Objections doctrinales

Les attaques les plus graves concernent la Trinité. En les lisant, j'ai été impressionné. Aurais-je mal lu Vassula? me disais-je. Les ambiguïtés qui habitent tout texte prophétique, poétique ou mystique, même biblique se seraient-elles dégradées en erreurs caractérisées? J'ai perdu bien du temps à retrouver les phrases incriminées. Elles apparaissent autres dans leur contexte, dépouillées des déformations et dénaturations que la passion des hérésiologues leur a fait subir.



Le théologien le plus réputé parmi les adversaires de Vassula a cru trouver chez elle l'antique hérésie appelée Patripassianisme, de Noet, Epigone, Cleomène et Praxeas, pour lesquels le Père s'est incarné et a souffert la Passion, car pour eux il n'y avait qu'une personne, pas de Trinité.

Dans le manuscrit original, dont l'édition a gommé les références pour rendre plus difficile le contrôle des accusations, l'auteur donne quatre références au texte original anglais selon la première édition anastatique: 1, 76; 2, 17; 5 ,8; puis 4, 106 (Dans son texte dactylographié, l'adversaire de Vassula cite toujours la première édition anglaise: reproduction offset du manuscrit, non la seconde, ni l'éd. typographique.

1. Le 7 avril 1987 (éd. anglaise 1, 76; français 1, 105), ce n'est pas le Père qui parle, ce qui et d'ailleurs assez rare chez Vassula. C'est Jésus, comme elle et ses lecteurs l'ont toujours reconnu et comme l'indique le contexte.

Ce qui a induit l'auteur en confusion c'est que parfois Vassula appelle Jésus «Père», selon un titre donné au Roi Messie par Isaïe 9, 10 (9, 5). Et s'il est notre frère comme homme, il est Père comme Dieu. Auteur de notre existence même. Ainsi appelle-t-il ses disciples: «Mes petits enfants» (Jn 13.33). Vassula vit ce rapport filial en même temps que fraternel et sponsal. Ces diverses facettes sont très bien articulées chez cette femme mariée, qui ne confond pas le plan humain et le plan mystique. Heureusement, car si elle employait le langage du Cantique des cantiques «Qu'il me baise des baisers de sa bouche (Ct 1.2), ou même de certains mystiques, célébrant leur mariage sponsal avec Jésus, elle recevrait une terrible avalanche de critiques. Du simple fait qu'elle emploie le verbe to feel (ressentir) pour signifier l'amour qu'elle a du Christ ou que le Christ a pour nous, son censeur la taxe de sentimentalisme et d'érotisme («tout à fait déplacé par ses harmoniques sexuelles»: quite odd in its sexual overtones). Pourtant Vassula est sans ambiguïté. Si Jésus l'embrasse, c'est sur le front, comme un père. Tout est donc bien en place, au plan des sentiments comme au plan théologique. Le christianisme n'a jamais culpabilisé ni le coeur, ni les sentiments.

2. Dans le deuxième passage incriminé:

(8 novembre 1987, anglais 2, 17; français 2, 20), l'interlocuteur céleste dit bien: «Ma Croix est sur toi, porte-la avec amour. Ma Croix est la porte de la vraie vie. Embrasse-la de bon coeur. L'abnégation et la souffrance conduisent vers le chemin de la sainteté.»

Mais c'est Jésus qui parle, et c'est clair, puisqu'il dit:: «Moi ton Jésus.» Alors pourquoi l'attribuer au Père? pourquoi lancer sur Vassula la flèche empoisonnée du patripassianisme?

3. Dans le troisième passage incriminé (19 septembre 1991, anglais 5, 8; français, supplément 1, 37) c'est Jésus qui parle de sa croix et le contexte est des plus clairs. C'est Jésus seul qui parle ce jour-là, durant plusieurs pages.

Ce qui a permis à l'inquisiteur de trouver l'hérésie qu'il cherchait, c'est que dans les lignes précédentes, où Jésus fait écho à Jn 12.23-25, il évoque le moment où il annonçait la venue imminente de son «heure» (Jn l2:23); et où la voix du Père venait le glorifier (12:24-25). Mais c'est Lui qui évoque au passage la voix du Père, et non le Père qui parle dans toutes ces pages.

4. L'accusateur a cru trouver l'attribution erronée de la Passion au Père dans un quatrième passage: 22 décembre 1990 (édition anglaise 4, 106; édition française 4, 78). En fait, dans ce passage, Vassula entend successivement la voix du Père, qui dit seulement: «Mon enfant»; puis celle du Fils: «pénètre mes plaies, mange mon Corps et bois mon Sang...»

Des guillemets, des astérisques et une note manuscrite en bas de page indiquent le changement d'interlocuteur:
«Maintenant, c'est le Fils qui parle» dit la note.

Le théologien, qui a lu trop vite attribue au Père ce que dit le Fils. Il a sans doute l'excuse de travailler sur le texte manuscrit. Par souci de rigueur. Mais il aurait fallu faire attention au moindre détail pour ne pas défigurer le texte.

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